Le Pont des Arts et des Rencontres Culturelles Blanche Maynadier

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Hello Didier,
Après Art-Cœur, un autre point de contact avec tes mondes poétiques, j'attends la prochaine rencontre avec impatience,
Christian

24.04 | 07:54

"La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer le silence" (Miles Davis)

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Bonjour, j'ai cotoyé votre maman à Molay et je voudrais vous envoyer une photo que j'ai prise devant sa maison natale

07.08 | 16:21

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Comptines pour grandir 

poésies de Dominique Lapeyre illustrées par Fabienne Ruiz


un recueil qui ravira les jeunes enfants par les textes et les images 


                                                 ***

Contre-jours un recueil de poésie de Dominique Lapeyre

Illustrations de Karine Douis

Préface de Martial Maynadier

Directeur de la Collection le Parc

Après avoir publié nouvelles et romans, Dominique Lapeyre nous propose ce beau recueil de poésies accompagnées de pastels et d’aquarelles de Karine Douis qui conviennent parfaitement à l’illustrations de textes en esquisses, demi-teintes et contre-jours ainsi que l’indique le titre qu’elle a choisi.

Les mots lui viennent, nous dit-elle en ouverture de son livre dans le demi-rêve né d’un demi-sommeil ; ils créent par leurs incantations des histoires et des personnages, parfois pathétiques, parfois tragiques, ou bien plus quotidiens, mais toujours humains et touchants dans leur réalité de papier, et dans l’éphémère des pages qui se tournent.

Le temps qui passe, la vie qui s’écoule, la nature et le fil des saisons, l’amour et les sentiments, les voyages et les paysages, lui offrent des sujets renouvelés, qui passent comme des vagues portées par la marée des jours. Mais les événements, les personnes et les lieux nous sont toujours décrits avec ellipse et discrétion comme dans un contre-jour qui permet l’universalité.

La poésie est ici dans la musicalité des mots, dans la fluidité des rythmes, dans l’harmonie des sons, en correspondance avec les illustrations.

Le livre peut s’ouvrir et se lire dans sa continuité. Il peut aussi se feuilleter au gré des rêveries, en s’arrêtant sur un texte ou une illustration, y revenir, aller d’un poème à un autre en faisant du hasard un compagnon complice.

Parfois le texte nous amène à l’image, parfois l’image dialogue avec le texte, toujours ils se complètent.

Ce premier ouvrage poétique de Dominique Lapeyre, est une réussite, qui en appelle d’autres. 

EXTRAITS :

     La vie

La vie … ces petits riens

Qui font que l’on est bien.

La caresse du vent,

Le rire d’un enfant     

De Bach, une cantate              

Et le chant de l’oiseau,

Marcher dans une flaque,

Des ricochets sur l’eau.

C'est un beau paysage

Ou bien un long voyage,

Et puis ces autres choses

Qui font les jours moroses.

Ce sont les joies, les peines,

Les rires et les larmes.

Et puis… quand tu me charmes

Et que tu me désarmes.

   L’enfant

C’est un enfant charmant

Et qui vient de pleurer,

En traitant de méchant,

Son jouet familier.

Mais, sa mère appelée,

Double-cliquez ici pour ajouter votre propre texte.

Séchant alors ses pleurs,   

Il s’endort, apaisé,             

À l’ombre de son cœur.                

Elle, qui pour lui a peur,

Voit sur son front bombé,

Quelques gouttes de sueur

Perler comme rosée.

Elle est douce, elle est blonde,

Toujours émerveillée

De l’avoir mis au monde

Un joli jour de mai.

Que la vie est douce

J’ouvrirai grand les yeux

Avant d’être vieux,

Sans peur, sur cette vie

Où nous sommes en répit.

Contemplant la beauté

D’un printemps magnifié,

Je viendrai prés de toi

Voir la mer infinie

Et le ciel étoilé

Devant lequel je prie.

Je viendrai près de toi

M’endormir en rêvant

Aux lendemains chantants,

Aux promesses, aux serments.

Et quand l’été viendra,

Tout recommencera.

La bien aimée chaleur

Réchauffera nos cœurs.

Que coulent donc les heures !

La féérie ouatée

D’un hiver enchanté

Donnera du bonheur

Aux petites frimousses.

Ah ! que la vie est douce !

 L’Oiseau bleu

L’Oiseau chante à la fenêtre.

Il vient distraire mon corps malade.

Bientôt, je m’en irai écouter le silence.

Je ne verrai plus le jour se lever,

Ni tes beaux yeux qui me font rêver.

Chasse ton regard anxieux,

Et laisse-moi m’envoler

Dans ce monde dont je suis curieux.

Alors, je déploierai mes ailes

Et chevaucherai le ciel,

Tel le bel oiseau bleu,

Je volerai heureux.