Le Pont des Arts et des Rencontres Culturelles Blanche Maynadier
Préface de Martial Maynadier
Directeur de la Collection le Parc
Ma position de préfacier est ici quelque peu inconfortable, en tant que frère de l’auteure, fils du personnage principal, figurant occasionnel de la narration, et enfin responsable d’édition de cet ouvrage éminemment familial, mais pas seulement.
Monique Maynadier, qui se trouve elle-même en situation d’auteure, de narratrice et de personnage, nous propose dans ce livre, un récit d’événements dont l’acteur principal, Pierre, son père, (et le mien), est l’objet d’une recherche à la fois historique, familiale et psychologique, présentée ici comme un roman.
Autant la vie de Blanche, l’épouse de Pierre, était bien connue de ses enfants, par ses confidences, ses récits, ses écrits, autant celle de Pierre lui-même, dans la période incertaine et bouleversée de sa jeunesse, restait mal définie et floue. Il en parlait peu, demeurant silencieux ou évasif sur ce sujet.
Nous savions qu’il était entré à l’école de Police fin 1943 pour échapper au travail obligatoire en Allemagne, nous savions qu’il avait quelques mois plus tard participé au ralliement de la police parisienne à l’insurrection et à la libération de Paris, et qu’il s’était marié avec Blanche en Septembre 45.
Bien des années plus tard Monique Maynadier a entrepris un remarquable travail d’enquête pour reconstituer presque jour par jour, et parfois heure par heure, le vécu d’un jeune homme, au cœur de ces « années floues » qui furent celles de la défaite, de l’Occupation, puis de la Libération, suivie de l’Épuration et qui laissèrent des cicatrices muettes dans tant de vies malmenées…
Dans cette grande Histoire, où était Pierre ? Monique cherche à déplier des silences de famille et retrouver une trace de vérité dans les événements de ce temps. Son travail d’écriture, précis, construit, approfondi, nous apporte des réponses parfois surprenantes, toujours passionnantes, non seulement pour la conservation d’une mémoire individuelle mais aussi pour tous ceux qui souhaitent éclaircir ce point quasi aveugle de notre histoire où s’est joué l’avenir d’un pays, dans une époque incertaine. Apprécieront également ce livre, ceux qui aiment les ouvrages d’investigation (voire de suspens) historique et psychologique, rédigés dans un style plaisant et maîtrisé. On y trouvera également une touche d’humour qui n’enlève rien à la force et l’efficacité du texte.
Le barrage
« La journée du 17 se passera en discussions entre les différents organes de la Résistance parisienne, divisés sur le moment où il convient de déclencher l’insurrection. Ce jour-là est arrivé à Paris le futur préfet de police M. Luizet, qui a appris, chez le coiffeur, que son personnel a cessé le travail. » (Liaisons, p. 120)
Sur une petite route du Tarn, Pierre roule à vélo. Une vipère paresseuse se chauffe au soleil au milieu de la chaussée luisante. L’adolescent décide de l’écraser et pousse sa roue avant sur le corps de l’animal. En moins d’une seconde, le reptile, qui s’est pris dans les rayons, projette une tête menaçante au niveau du guidon. Pierre entraîné par sa vitesse subit les retours incessants de la gueule ouverte, de la langue sifflante prêtes à lui sauter au visage.
Pierre raconte aussi qu’une fois, dans sa jeunesse, toujours à vélo, il a connu la torture de la "fringale". Était-ce dans le Tarn au cours d’une virée qu’il fit de Dourgne à Encalcat, lors d’un séjour chez ses grands-parents paternels ? Ou en Normandie lorsqu’il avait entrepris de parcourir les soixante kilomètres séparant Pontaubault, lieu des vacances familiales, de Saint-Malo, son objectif du jour ?
Pierre a vingt ans. C’est encore à vélo qu’il part de Paris le 19 avril 1944 pour rejoindre la ville de Noisy-le-Sec que les Anglais ont écrasée de bombes la nuit précédente. Il s’agissait pour les alliés de désorganiser la logistique allemande en prévision du débarquement. L’anéantissement du centre ferroviaire s’était accompagné de bien d’autres destructions ayant entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et fait de nombreux blessés. Pierre s’est-il rendu à Noisy-le-Sec en curieux ? A-t-il participé aux secours ? Dans ce dernier cas, il ne s’en serait pas vanté. Ce n’était pas son genre.
Ce n’est qu’à plus de soixante-dix ans qu’il relata, en présence de ses enfants, d’autres événements, vécus en 1944, soit cinquante ans plus tôt, comme s’il n’avait pu jusque-là traduire en mots ce qu’il recelait dans sa chair des ambiguïtés et des silences de la tranche d’Histoire dans laquelle s’insère sa propre histoire. Son récit commence le 18 août 1944 dans la cour de l’École pratique des gardiens de la paix, 208, faubourg saint-Honoré à Paris. Ce jour-là, parmi les élèves de cette école, Pierre se trouve en présence du futur préfet de police, Charles Luizet, nommé par de Gaulle, et parachuté, au sens propre du terme, quelques jours plus tôt.
En ce mois d’août 44, la roue de la grande Histoire avance au rythme des troupes du débarquement allié. Celles-ci vont-elles libérer Paris où le laisser détruire par les Nazis ? L’insurrection se prépare. Gaullistes et communistes ne sont pas d’accord sur les moyens et les délais. Le peuple de Paris attend son heure.
Avant de parler à "ses hommes", dont il ignorait qu’ils étaient en grève depuis le 15 août, Charles Luizet, investi par de Gaulle, s’est donc rendu chez le coiffeur. Dans cette journée du 17 août où il avait tant à faire pour se faire reconnaître dans son nouveau poste, la maîtrise de l’apparence revêtait sans doute pour lui de l’importance. Alexandre Parodi, délégué du général de Gaulle à Paris, le présente aux responsables de la Police acquis à la Résistance. Il est remarquable (et même étonnant) qu’il ait trouvé le temps d’aller, en personne, ce 18 août, rencontrer les élèves de l’École des gardiens de la paix…
Quand il se présente dans l’établissement, les jeunes recrues sont en plein désarroi. Des rumeurs circulent sur l’intention des Allemands de déporter les policiers à Nancy. Pierre disait que lui et ses camarades redoutaient que ce soit le nouveau pouvoir qui les fasse arrêter.
Charles Luizet s’adresse donc aux élèves. Ceux-ci, en rang face à lui, restent immobiles. On peut imaginer la tension qui habite les corps.
Le préfet Luizet : « Que ceux qui veulent rejoindre les Forces françaises de l’intérieur s’avancent d’un pas ». Pierre doit transpirer. Ce mois d’août est chaud. Il y a comme un vertige. Le vide d’une attente. Un instant vacillant. Les jeunes hommes ne se regardent pas. Ils devinent le souffle retenu des respirations dans le silence.
Quand Pierre a parlé de ce moment, il a seulement dit : « Il fallait suivre son instinct ». Instinct de conservation sans doute. Tous les élèves ont fait un pas. Un même mouvement. Ou bien quelques-uns se sont-ils d’abord avancés ? Et les autres ont suivi ?
Cette "formalité" accomplie, tout va très vite. On remet à chacun un pistolet et un brassard de toile blanche sur lequel ont été cousus un bout de tissu bleu et un bout de tissu rouge de part et d’autre d’un tampon circulaire portant les mots « École pratique – Centre de perfectionnement », entourant une croix de Lorraine. Pour l’instant, il faut cacher ces attributs qui devront servir au moment du déclenchement de l’insurrection.
Pierre part à vélo.
Il a sur lui le brassard et l’arme, lourde dans sa poche et dont il doit craindre que la forme ne se révèle à l’extérieur. Il est aux aguets, sursaute au moindre bruit, le ventre serré. Les forces d’occupation, qui subissent attaques sur attaques, sont nerveuses et multiplient les contrôles. Et la situation redoutée se produit : un détachement d’Allemands barre la rue, arrêtant passants et véhicules (surtout des vélos, bien sûr, en ces heures de toutes pénuries). Pierre se sent entrer dans un goulet. Prisonnier de sa trajectoire, entraîné par son mouvement, il voit le péril se rapprocher. Il se trouve sur une rue relativement large de laquelle partent des voies secondaires. Entre lui et le barrage, l’une d’elles s’ouvre vers la droite (on peut supposer que la petite rue était à droite, car, si elle avait été à gauche, Pierre aurait-il envisagé de parcourir la chaussée dans sa largeur sous le nez des Allemands ?) Penser très vite, prendre la bonne décision entre deux options dont aucune n’est sans risque : continuer son chemin jusqu’à la hauteur de la patrouille et être fouillé, ou bien prendre la petite rue à droite, en risquant d’être repéré comme suspect et rattrapé. « Toujours suivre son instinct ». Pierre s’engage dans la petite rue à droite.
Livre illustré pour enfant....
C'est l'histoire d'une drôle de bête qui voudrait bien savoir qui elle est.
Elle demande aux animaux qu’elle rencontre « En as-tu déjà vu d’autres comme moi ? Sais-tu comment je m’appelle ?
Elle va peu à peu découvrir à quoi elle ressemble et faire la connaissance d’autres bêtes extraordinaires qui vivent dans la nature et ont de drôles de noms. Elle devient leur amie dans un dialogue entre imaginaire et réel.
L'estran, c'est la partie du rivage qui est périodiquement recouverte par la mer.
A chaque marée, des objets s'y déposent : bois flottés, coquilles et carapaces sculptées et trouées par le temps, végétation marine arrachée ou flottante. Les objets inertes, mêlés à toutes les formes de la vie marine, s'assemblent, se séparent, s'animent dans le roulement des vagues et le souffle du vent.
Nouvelles du bord de mer, mais aussi parisiennes, voyageuses dans le temps et l'espace, toujours à la limite du réel et de l'étrange, de l'humain et du mystère des choses et des événements....
CHEVALIER Michelle
25.03.2020 19:44
Cette page est très intéressante. Je voudrais me procurer le livre "Les années floues En-quête d'histoire".
Derniers commentaires
10.05 | 13:25
Hello Didier,
Après Art-Cœur, un autre point de contact avec tes mondes poétiques, j'attends la prochaine rencontre avec impatience,
Christian
24.04 | 07:54
"La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer le silence" (Miles Davis)
08.11 | 18:36
Bonjour, j'ai cotoyé votre maman à Molay et je voudrais vous envoyer une photo que j'ai prise devant sa maison natale
07.08 | 16:21
CONTRAT
DE PUBLICATION D’OUVRAGES
DANS LA « COLLECTION LE PARC »
Entre :
L’association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier »
1, rue des Aubépines 27930 GRAVIGNY
Représentée par Monsieur Martial MAYNADIER
Son PRESIDENT d’une part
ET : L’AUTEUR, d’autre part,
M………………………..
Adresse………………..
………………………….
mail…………………….
Tel………………………
Pour un ouvrage intitulé : …………..
FINALITÉS ET MODALITÉS DU PRÉSENT CONTRAT
L’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier » a pour vocation, entre autres activités prévues dans ses statuts, l’aide à l’édition de textes poétiques, littéraires et culturels. Dans ce cadre, elle offre à des auteurs désireux de publier leurs œuvres, la possibilité d’une édition de qualité dans un cadre associatif. L’Association se charge de la sélection, relecture et mise en maquette des textes. Elle est l’intermédiaire entre l’auteur et l’imprimeur, elle facilite la logistique ainsi que les démarches administratives liées à l’impression des livres (obtention d’un numéro ISBN- dépôt légal qui doivent être effectués par l'auteur).
L’auteur souhaitant publier et diffuser ses œuvres, doit être membre de l'association, le travail d'édition est pris en charge par l'association, l'auteur doit seulement régler - à l'imprimeur - le nombre de livres dont il souhaite disposer. L'auteur est le principal responsable de la diffusion et de la vente de ses livres en sachant que l’association Le Parc en fera également la promotion dans la mesure de ses moyens et sans engagement de résultats. Tous les livres de la Collection sont présentés sur le site et peuvent y être commandés.
Pour soutenir l'association Le Parc dans son travail culturel de promotion et d'édition, l'auteur est sollicité pour effectuer un don d'au moins 10% des sommes versées à l'imprimeur.
Il s’agit pour l’auteur (qui garde un statut d'auto-éditeur et le bénéfice intégral de ses ventes) de proposer son livre dans le cadre d'une édition associative, sous l'appellation « Collection le Parc » L’Association le Parc assure à ce titre la reconnaissance et la promotion du livre auprès de ses adhérents, sur son site et au fil de ses activités.
ARTICLE 1
IL A ÉTÉ CONVENU CE QUI SUIT
L’auteur demande à l’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier », qui l’accepte, l’autorisation de faire imprimer son ouvrage avec la mention en couverture « Collection Le Parc »et le descriptif ci-dessous en avant dernière page
LE PONT DES ARTS ET DES RENCONTRES CULTURELLES – BLANCHE MAYNADIER, abrégé en LEPARC,est une association culturelle française, créée en 2008, en mémoire de la poétesse et femme de lettres, Blanche Maynadier (192362004). Le Parc a vocation à faire connaître et diffuser des œuvres poétiques, culturelles littéraires et artistiques de qualité. Il favorise les échanges et les publications, la connaissance mutuelle des talents et des cultures. Site : http://collectionleparc.123siteweb.fr /mail : martialmaynadier1952@gmail.com
ARTICLE 2
DURÉE DU CONTRAT
Le présent contrat est conclu pour la durée de fabrication du livre. Une réédition à l’identique de l’œuvre, (ou avec des modifications) dans la « Collection Le Parc » ne peut se faire qu’à la demande de l’auteur, et avec l'accord de l'association et s’inscrit dans les termes du présent contrat.
ARTICLE 3
LES MODALITÉS D’ÉDITION
La maquette
L’auteur doit remettre à l’association un fichier numérique du livre.
L’association s’engage dans un délai de deux mois (après signature du présent contrat) à construire en collaboration avec l’auteur un projet de maquette destiné à l’imprimeur, couverture incluse. Si un accord sur la maquette n’est pas trouvé dans les délais prévus, l’auteur et l’association s'ils en conviennent peuvent s’accorder un délai complémentaire, faute de quoi, le contrat est considéré comme nul et non avenu.
Les corrections et modifications
L’association s’engage à effectuer une relecture du livre par un ou plusieurs membres et à proposer à l’auteur des corrections orthographiques, typographiques, ou autres, avant de remettre la maquette à l’imprimeur. Le manuscrit et les documents fournis par l’auteur restent la propriété de ce dernier.
Les modalités de règlement
L’imprimeur propose un devis du coût de l’impression pour un nombre d'ouvrage que définit l'auteur. Ce devis est soumis à l’auteur qui, s’il l’accepte, s’engage à régler la somme indiquée en échange de la réception des ouvrages commandés (les frais de port étant à sa charge)
Le règlement sera effectué par l’Auteur directement à l’imprimeur à réception des ouvrages
Remise des épreuves
L’imprimeur remettra à l’auteur et à l’association un bon à tirer BAT numérique. L’auteur s’engage à le lire et à le valider définitivement, en concertation avec l’Association. Ce bon à tirer peut-être modifié et une nouvelle maquette, concertée entre l'auteur et l'association, est alors envoyée à l'imprimeur à partir de laquelle seront faits les tirages commandés.
ARTICLE 4
REMISE DES OUVRAGES TIRES
Au moment de la remise des ouvrages, l’auteur pour encourager les activités de l'association le Parc est invité à lui faire un don d'un montant d'au moins 10% de ses frais d'imprimeur.
ARTICLE 5
ACTION EN CONTREFAÇON
L’auteur dispose seul du droit d’agir en contrefaçon. L’association ne saurait être tenue d’intenter une telle action.
ARTICLE 6
GARANTIE – RESPONSABILITÉ
L’auteur certifie que l’œuvre susmentionnée résulte de sa création, qu’elle est libre de droits, qu’elle n’est pas susceptible de provoquer troubles, revendications et évictions quelconques, qu’elle n’est pas de nature à susciter des actions en justice pour diffamation, plagiat ou quel qu’autre motif.
ARTICLE 7
L’auteur garde l’intégralité de ses droits à l’égard de son texte. Il peut utiliser et commercialiser comme il l’entend ses livres imprimés et proposer son texte et son livre en toute indépendance à tel ou tel concours ou telle ou telle maison d’édition.
ARTICLE 8
Un auteur publiant avec l'appellation Collection le Parc ou effectuant des retirages doit être adhérent de l'Association le Parc.
Fait à …………………….….. le……………….
L’auteur, Le Président, du PARC