Le Pont des Arts et des Rencontres Culturelles Blanche Maynadier
DEBUT DU LIVRE
Avant Propos
Se souvenir et n’en parler jamais résume la difficulté à perpétuer la mémoire de notre communauté pieds-noirs.
« Un vieillard disparaît et c’est une bibliothèque qui brûle » dit un dicton africain.
Après plus d’une cinquantaine d’année qui ont suivi l’indépendance de l’Algérie, j’éprouve un sentiment de culpabilité de ne pas avoir été capable de transmettre ma mémoire et cela pour différentes raisons.
J’ai été surpris quelquefois par la pensée qui m’effleurait d’écrire ce livre, mais jamais au point de me sentir prêt à passer à l’acte. L’idée était encore trop confuse pour être seulement évoquée. Si ce livre existe aujourd’hui, c’est en partie grâce à la curiosité et aux interrogations incessantes de mes petites filles :
- Dis Papy! C’est quoi un pieds-noirs?
- Comment c’était là-bas?
J’ai quitté l’Algérie alors que je n’avais que treize ans, mais j’ai gardé dans ma mémoire des souvenirs encore inextinguibles.
Un long travail de fourmi et de recherche s’est avéré nécessaire pour clarifier ma généalogie, mais aussi pour respecter la véracité des faits historiques et anecdotes évoqués. Pourquoi avoir attendu? Pourquoi ce silence?
Il faut que la parole soit enfin dite par ceux qui peuvent encore la dire, que le fil de l’histoire reprenne avec ceux avec qui je n’ai jamais tendu. Mettre des mots sur les blessures autrement que d’une façon passéiste.
« verba volant, scripta manent » du latin et qui veut dire:
« Les paroles s’envolent, les écrits restes »
Préambule
Jeudi 9 juin 1949, jour de ma naissance à Saïda en Algérie.
Cette ville berceau de mon enfance, de mon adolescence perturbée par la guerre et pour laquelle je vibre toujours à sa seule évocation, m’a sevré trop tôt.
J’ai occulté tous mes souvenirs pendant 55 ans. Après toutes ces années de confusion, aussi flous que soient mes souvenirs, les cendres ne sont pas tout à fait refroidies.
Mais rupture et douleur, c’est dans mon âme que ces mots sont les plus significatifs.
L’association de ces deux mots, donne un aperçu de ce qu’à été pour nous Français d’Algérie, l’épreuve d’un départ forcé vers la métropole, territoire inconnu où nous devions réorganiser notre vie avec des données différentes. Tout a été à reconstruire.
Cela n’a pas été tous les jours facile, mais la volonté de vivre, de se battre a été si forte, que mes craintes, mes doutes et les lendemains incertains ont été emportés.
Malgré toutes mes déconvenues, je me suis intégré, bien que dans mon for intérieur, j’ai gardé la nostalgie obsédante de mon pays natal.
« Ceux qui ont la force d’aimer devraient avoir le courage de souffrir »
Albert Camus
Ce courage, nous l’avons eu, même si un point douloureux persiste toujours dans la région du coeur.
Je vous parlerai donc de ma vie en Algérie, comment j’y ai vécu et comment j’ai perçu la situation conflictuelle de la guerre avec mes yeux d’enfant.
Cette guerre, je n’en ferai qu’une esquisse.
« Si les haines des peuples sont toutes différentes, elles sont avant tout inextinguibles.
Je dois à l’Algérie non seulement mes leçons de bonheur mais je lui dois mes leçons de souffrance et de malheur. »
Albert Camus
Les treize premières années de mon enfance se déroulèrent dans un climat de crainte, de peur, d’humiliation, d’horreur, dans une ambiance de crépitement de mitraillettes et de détonations.
Mes camarades de jeux étaient souvent des petits algériens, du fait de notre pauvreté commune. Entre nous, il n’y avait aucune animosité et encore moins de racisme.
Ignorés des nantis, je me trouvais bien avec eux, du fait que nous avions des goûts communs pour les jeux et que nous étions issus du même milieu social.
L’Algérie cependant dans les années 49, quand elle commençait déjà à n’être plus tout à fait française, c’était celle de ma mère qui, à Saïda n'avait jamais connue d'autres horizons, c’était aussi celle de mes grands parents qui commençaient à peine à n’être plus espagnols.
Comment avais-je pu naître dans ce pays alors que mes grands-parents paternels et maternels sont d’origine espagnole?
Origines paternelles et maternelles.
Mon père est né en Espagne le 11 septembre 1913 à Lumbreras au coeur de l’Andalousie. Ma mère quant à elle est née le quinze mai 1922 à Aïn - manaâ, en Algérie, à une quinzaine de kilomètres de Saïda
Derniers commentaires
10.05 | 13:25
Hello Didier,
Après Art-Cœur, un autre point de contact avec tes mondes poétiques, j'attends la prochaine rencontre avec impatience,
Christian
24.04 | 07:54
"La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer le silence" (Miles Davis)
08.11 | 18:36
Bonjour, j'ai cotoyé votre maman à Molay et je voudrais vous envoyer une photo que j'ai prise devant sa maison natale
07.08 | 16:21
CONTRAT
DE PUBLICATION D’OUVRAGES
DANS LA « COLLECTION LE PARC »
Entre :
L’association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier »
1, rue des Aubépines 27930 GRAVIGNY
Représentée par Monsieur Martial MAYNADIER
Son PRESIDENT d’une part
ET : L’AUTEUR, d’autre part,
M………………………..
Adresse………………..
………………………….
mail…………………….
Tel………………………
Pour un ouvrage intitulé : …………..
FINALITÉS ET MODALITÉS DU PRÉSENT CONTRAT
L’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier » a pour vocation, entre autres activités prévues dans ses statuts, l’aide à l’édition de textes poétiques, littéraires et culturels. Dans ce cadre, elle offre à des auteurs désireux de publier leurs œuvres, la possibilité d’une édition de qualité dans un cadre associatif. L’Association se charge de la sélection, relecture et mise en maquette des textes. Elle est l’intermédiaire entre l’auteur et l’imprimeur, elle facilite la logistique ainsi que les démarches administratives liées à l’impression des livres (obtention d’un numéro ISBN- dépôt légal qui doivent être effectués par l'auteur).
L’auteur souhaitant publier et diffuser ses œuvres, doit être membre de l'association, le travail d'édition est pris en charge par l'association, l'auteur doit seulement régler - à l'imprimeur - le nombre de livres dont il souhaite disposer. L'auteur est le principal responsable de la diffusion et de la vente de ses livres en sachant que l’association Le Parc en fera également la promotion dans la mesure de ses moyens et sans engagement de résultats. Tous les livres de la Collection sont présentés sur le site et peuvent y être commandés.
Pour soutenir l'association Le Parc dans son travail culturel de promotion et d'édition, l'auteur est sollicité pour effectuer un don d'au moins 10% des sommes versées à l'imprimeur.
Il s’agit pour l’auteur (qui garde un statut d'auto-éditeur et le bénéfice intégral de ses ventes) de proposer son livre dans le cadre d'une édition associative, sous l'appellation « Collection le Parc » L’Association le Parc assure à ce titre la reconnaissance et la promotion du livre auprès de ses adhérents, sur son site et au fil de ses activités.
ARTICLE 1
IL A ÉTÉ CONVENU CE QUI SUIT
L’auteur demande à l’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier », qui l’accepte, l’autorisation de faire imprimer son ouvrage avec la mention en couverture « Collection Le Parc »et le descriptif ci-dessous en avant dernière page
LE PONT DES ARTS ET DES RENCONTRES CULTURELLES – BLANCHE MAYNADIER, abrégé en LEPARC,est une association culturelle française, créée en 2008, en mémoire de la poétesse et femme de lettres, Blanche Maynadier (192362004). Le Parc a vocation à faire connaître et diffuser des œuvres poétiques, culturelles littéraires et artistiques de qualité. Il favorise les échanges et les publications, la connaissance mutuelle des talents et des cultures. Site : http://collectionleparc.123siteweb.fr /mail : martialmaynadier1952@gmail.com
ARTICLE 2
DURÉE DU CONTRAT
Le présent contrat est conclu pour la durée de fabrication du livre. Une réédition à l’identique de l’œuvre, (ou avec des modifications) dans la « Collection Le Parc » ne peut se faire qu’à la demande de l’auteur, et avec l'accord de l'association et s’inscrit dans les termes du présent contrat.
ARTICLE 3
LES MODALITÉS D’ÉDITION
La maquette
L’auteur doit remettre à l’association un fichier numérique du livre.
L’association s’engage dans un délai de deux mois (après signature du présent contrat) à construire en collaboration avec l’auteur un projet de maquette destiné à l’imprimeur, couverture incluse. Si un accord sur la maquette n’est pas trouvé dans les délais prévus, l’auteur et l’association s'ils en conviennent peuvent s’accorder un délai complémentaire, faute de quoi, le contrat est considéré comme nul et non avenu.
Les corrections et modifications
L’association s’engage à effectuer une relecture du livre par un ou plusieurs membres et à proposer à l’auteur des corrections orthographiques, typographiques, ou autres, avant de remettre la maquette à l’imprimeur. Le manuscrit et les documents fournis par l’auteur restent la propriété de ce dernier.
Les modalités de règlement
L’imprimeur propose un devis du coût de l’impression pour un nombre d'ouvrage que définit l'auteur. Ce devis est soumis à l’auteur qui, s’il l’accepte, s’engage à régler la somme indiquée en échange de la réception des ouvrages commandés (les frais de port étant à sa charge)
Le règlement sera effectué par l’Auteur directement à l’imprimeur à réception des ouvrages
Remise des épreuves
L’imprimeur remettra à l’auteur et à l’association un bon à tirer BAT numérique. L’auteur s’engage à le lire et à le valider définitivement, en concertation avec l’Association. Ce bon à tirer peut-être modifié et une nouvelle maquette, concertée entre l'auteur et l'association, est alors envoyée à l'imprimeur à partir de laquelle seront faits les tirages commandés.
ARTICLE 4
REMISE DES OUVRAGES TIRES
Au moment de la remise des ouvrages, l’auteur pour encourager les activités de l'association le Parc est invité à lui faire un don d'un montant d'au moins 10% de ses frais d'imprimeur.
ARTICLE 5
ACTION EN CONTREFAÇON
L’auteur dispose seul du droit d’agir en contrefaçon. L’association ne saurait être tenue d’intenter une telle action.
ARTICLE 6
GARANTIE – RESPONSABILITÉ
L’auteur certifie que l’œuvre susmentionnée résulte de sa création, qu’elle est libre de droits, qu’elle n’est pas susceptible de provoquer troubles, revendications et évictions quelconques, qu’elle n’est pas de nature à susciter des actions en justice pour diffamation, plagiat ou quel qu’autre motif.
ARTICLE 7
L’auteur garde l’intégralité de ses droits à l’égard de son texte. Il peut utiliser et commercialiser comme il l’entend ses livres imprimés et proposer son texte et son livre en toute indépendance à tel ou tel concours ou telle ou telle maison d’édition.
ARTICLE 8
Un auteur publiant avec l'appellation Collection le Parc ou effectuant des retirages doit être adhérent de l'Association le Parc.
Fait à …………………….….. le……………….
L’auteur, Le Président, du PARC