Le Pont des Arts et des Rencontres Culturelles Blanche Maynadier
« Bonjour ! » lança Chloé à la tronche de premier de la classe qui venait de s’approcher de la photocopieuse devant laquelle elle se tenait.
Pour toute réponse, elle eut droit à un magma de sons volontairement inaudibles qui ne laissait rien présager de grandiose côté contact humanoïde mon amour. Mais c’est Chloé que cette rencontre avait laissé sans voix. Le hasard si pernicieux qui se joue de tout venait de l’électrochoquer. Car Chloé l’avait immédiatement senti : ce premier communiant dans sa petite chemise blanche manches longues, elle n’était pas près de l’oublier. Elle tomba illico raide dingo de ses lèvres charnues et de son nez busqué… Sans parler de ses fesses rebondies de sportif, de ses épaules au carré tout comme ses cheveux noirs qui contrastaient si bien avec le bleu lagon de ses yeux. Certes, il n’était pas très grand pour 1m76 ni très gros pour 73 kg mais cela le rendait parfait aux yeux de Chloé qui détestait devoir lever la tête pour rencontrer une tronche d’homme juchée sur un cou inaccessible. Vraiment alluré le gars. Pas un beau mec mais l’intello avec de la gueule et de l’indifférence à déstocker en masse. Le charme de la quarante cinquième qui en a bavé quoi. Pourquoi lui trouva-t-elle l’air spécial ? Une intuition comme ça pour rien. Puisqu’elle l’avait repéré, elle le savait, il l’était, pas banal. Elle ne se trompait jamais.
Chloé Hautsmurs venait d’arriver dans cette entreprise. Un peu perdue, carrément décalée. Elle ne trouvait pas ses repères. Avocate dans un grand cabinet d’affaires, habituée à circuler en jaguar et à fréquenter le beau linge entretenu avec de la bonne lessive, elle avait fui ce milieu où on la confinait à rester collaboratrice à son associé chéri pour le meilleur et pour le pire. Elle avait dit merde et s’était barrée en courant. Elle se retrouvait donc à la Défense, dans les services de direction d’une grande entreprise. Une des plus vieilles tours du coin. Les chiottes ressemblaient à celles du camping des oiseaux. Et bien qu’elle n’eût rien en particulier contre le camping, elle se souvenait nostalgique que dans le 16ème, on fait ses besoins chics, c’est moins avilissant ! Néanmoins, elle se rendit compte que ça soulageait pareil, même si ce n’était pas en or massif et résolut de ne pas se constiper pour autant… ni d’en faire une colique hystérique. En un mot, elle s’intégra du mieux qu’elle put. Elle fit plus ample connaissance avec Edouard-Jean, dit EJ, son coup de foudre. On lui apprit qu’elle devrait travailler avec lui. Il était financier, trilingue et veuf. Bon, pourquoi pas.
Elle n’était pas très grande Chloé. 1 m65 pour 47 kg. Juste moins petite que les petites et quand même un peu grande par rapport aux grandes. Elle portait avec un air d’adolescente mûre ses 38 ans. Elle avait des mensurations idéales pour être à la hauteur. Petite cylindrée avec une belle santé, de l’énergie à revendre, un humour corrosif, de la dérision à gogo ; sa crinière brune, son teint beige clair et ses grands yeux noirs lui donnaient du chien. Plutôt extravertie, mais sous cet air Barbie espagnolisante revisitée bourge à la parisienne, se cachait une forte détermination et un caraco à toute épreuve.
EJ ne se donnait pas beaucoup de mal pour établir le contact. Pourtant, derrière son style placide, elle avait repéré son petit humour discret, tombant toujours à pic, et très en filigrane. Le truc indécelable pour les non-initiés. Elle comprit, elle fonça, il craqua un peu ! En tout bien, tout honneur seulement. Ils avaient une belle connivence intellectuelle et s’appréciaient.
La dernière fois que Chloé avait eu une certaine entente avec un mec, cela avait fini dans l’arène. Non qu’elle ait gardé les oreilles et la queue, seulement une souffrance diffuse, comme un mauvais combat, dans lequel chacun y laisse un morceau de vie, avec une convalescence douloureusement endurée. Elle guérissait tranquillement avec EJ. Ils déjeunaient souvent ensemble, s’amusaient beaucoup.
Mais une ombre au tableau se faisait menaçante. Alors que les ondes spirituelles se teintaient de sensualité, elle sentit une réticence de la part d’EJ. Il lui annonça tout de go qu’il n’aimait pas les femmes. Était-ce pour l’éloigner ou la cantonner dans le rôle de la gentille et marrante collègue de bureau ? Était-ce dicté par la peur ou par une réelle attirance pour les mâles ? Elle se sentit défaillir : serait-elle tombée amoureuse d’un homosexuel ? Elle ne s’était pas imaginée un seul instant que cela pourrait lui arriver. Elle qui cherchait l’âme sœur avait déjà imaginé, pensait-elle, tous les scenarii : le p’tit jeune très tendron, le pas tout à fait divorcé avec ou sans enfant, le vieux divorcé option marmaille, le jeune veuf esseulé, le veuf de longue date perdu sans sa Rebecca, le célibataire endurci mort ou vif, le parfait, le plus que parfait, le conditionnel futur, l’imparfait du subversif, l’acteur de film avec un X. Mais jamais le guêpier dans lequel elle se jetait, imaginé elle n’aurait. Elle n’eut guère le loisir de psychophilosopher sur cette nouvelle embrouille sentimentalo-merdouilleuse qu’un drame s’abattit sur l’entreprise.
Derniers commentaires
10.05 | 13:25
Hello Didier,
Après Art-Cœur, un autre point de contact avec tes mondes poétiques, j'attends la prochaine rencontre avec impatience,
Christian
24.04 | 07:54
"La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer le silence" (Miles Davis)
08.11 | 18:36
Bonjour, j'ai cotoyé votre maman à Molay et je voudrais vous envoyer une photo que j'ai prise devant sa maison natale
07.08 | 16:21
CONTRAT
DE PUBLICATION D’OUVRAGES
DANS LA « COLLECTION LE PARC »
Entre :
L’association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier »
1, rue des Aubépines 27930 GRAVIGNY
Représentée par Monsieur Martial MAYNADIER
Son PRESIDENT d’une part
ET : L’AUTEUR, d’autre part,
M………………………..
Adresse………………..
………………………….
mail…………………….
Tel………………………
Pour un ouvrage intitulé : …………..
FINALITÉS ET MODALITÉS DU PRÉSENT CONTRAT
L’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier » a pour vocation, entre autres activités prévues dans ses statuts, l’aide à l’édition de textes poétiques, littéraires et culturels. Dans ce cadre, elle offre à des auteurs désireux de publier leurs œuvres, la possibilité d’une édition de qualité dans un cadre associatif. L’Association se charge de la sélection, relecture et mise en maquette des textes. Elle est l’intermédiaire entre l’auteur et l’imprimeur, elle facilite la logistique ainsi que les démarches administratives liées à l’impression des livres (obtention d’un numéro ISBN- dépôt légal qui doivent être effectués par l'auteur).
L’auteur souhaitant publier et diffuser ses œuvres, doit être membre de l'association, le travail d'édition est pris en charge par l'association, l'auteur doit seulement régler - à l'imprimeur - le nombre de livres dont il souhaite disposer. L'auteur est le principal responsable de la diffusion et de la vente de ses livres en sachant que l’association Le Parc en fera également la promotion dans la mesure de ses moyens et sans engagement de résultats. Tous les livres de la Collection sont présentés sur le site et peuvent y être commandés.
Pour soutenir l'association Le Parc dans son travail culturel de promotion et d'édition, l'auteur est sollicité pour effectuer un don d'au moins 10% des sommes versées à l'imprimeur.
Il s’agit pour l’auteur (qui garde un statut d'auto-éditeur et le bénéfice intégral de ses ventes) de proposer son livre dans le cadre d'une édition associative, sous l'appellation « Collection le Parc » L’Association le Parc assure à ce titre la reconnaissance et la promotion du livre auprès de ses adhérents, sur son site et au fil de ses activités.
ARTICLE 1
IL A ÉTÉ CONVENU CE QUI SUIT
L’auteur demande à l’Association « Pont des Arts et Rencontres Culturelles – Blanche Maynadier », qui l’accepte, l’autorisation de faire imprimer son ouvrage avec la mention en couverture « Collection Le Parc »et le descriptif ci-dessous en avant dernière page
LE PONT DES ARTS ET DES RENCONTRES CULTURELLES – BLANCHE MAYNADIER, abrégé en LEPARC,est une association culturelle française, créée en 2008, en mémoire de la poétesse et femme de lettres, Blanche Maynadier (192362004). Le Parc a vocation à faire connaître et diffuser des œuvres poétiques, culturelles littéraires et artistiques de qualité. Il favorise les échanges et les publications, la connaissance mutuelle des talents et des cultures. Site : http://collectionleparc.123siteweb.fr /mail : martialmaynadier1952@gmail.com
ARTICLE 2
DURÉE DU CONTRAT
Le présent contrat est conclu pour la durée de fabrication du livre. Une réédition à l’identique de l’œuvre, (ou avec des modifications) dans la « Collection Le Parc » ne peut se faire qu’à la demande de l’auteur, et avec l'accord de l'association et s’inscrit dans les termes du présent contrat.
ARTICLE 3
LES MODALITÉS D’ÉDITION
La maquette
L’auteur doit remettre à l’association un fichier numérique du livre.
L’association s’engage dans un délai de deux mois (après signature du présent contrat) à construire en collaboration avec l’auteur un projet de maquette destiné à l’imprimeur, couverture incluse. Si un accord sur la maquette n’est pas trouvé dans les délais prévus, l’auteur et l’association s'ils en conviennent peuvent s’accorder un délai complémentaire, faute de quoi, le contrat est considéré comme nul et non avenu.
Les corrections et modifications
L’association s’engage à effectuer une relecture du livre par un ou plusieurs membres et à proposer à l’auteur des corrections orthographiques, typographiques, ou autres, avant de remettre la maquette à l’imprimeur. Le manuscrit et les documents fournis par l’auteur restent la propriété de ce dernier.
Les modalités de règlement
L’imprimeur propose un devis du coût de l’impression pour un nombre d'ouvrage que définit l'auteur. Ce devis est soumis à l’auteur qui, s’il l’accepte, s’engage à régler la somme indiquée en échange de la réception des ouvrages commandés (les frais de port étant à sa charge)
Le règlement sera effectué par l’Auteur directement à l’imprimeur à réception des ouvrages
Remise des épreuves
L’imprimeur remettra à l’auteur et à l’association un bon à tirer BAT numérique. L’auteur s’engage à le lire et à le valider définitivement, en concertation avec l’Association. Ce bon à tirer peut-être modifié et une nouvelle maquette, concertée entre l'auteur et l'association, est alors envoyée à l'imprimeur à partir de laquelle seront faits les tirages commandés.
ARTICLE 4
REMISE DES OUVRAGES TIRES
Au moment de la remise des ouvrages, l’auteur pour encourager les activités de l'association le Parc est invité à lui faire un don d'un montant d'au moins 10% de ses frais d'imprimeur.
ARTICLE 5
ACTION EN CONTREFAÇON
L’auteur dispose seul du droit d’agir en contrefaçon. L’association ne saurait être tenue d’intenter une telle action.
ARTICLE 6
GARANTIE – RESPONSABILITÉ
L’auteur certifie que l’œuvre susmentionnée résulte de sa création, qu’elle est libre de droits, qu’elle n’est pas susceptible de provoquer troubles, revendications et évictions quelconques, qu’elle n’est pas de nature à susciter des actions en justice pour diffamation, plagiat ou quel qu’autre motif.
ARTICLE 7
L’auteur garde l’intégralité de ses droits à l’égard de son texte. Il peut utiliser et commercialiser comme il l’entend ses livres imprimés et proposer son texte et son livre en toute indépendance à tel ou tel concours ou telle ou telle maison d’édition.
ARTICLE 8
Un auteur publiant avec l'appellation Collection le Parc ou effectuant des retirages doit être adhérent de l'Association le Parc.
Fait à …………………….….. le……………….
L’auteur, Le Président, du PARC