Je n'ai rien demandé moi (Poésie) Il ne faut pas mettre la charrue avant les beaufs ( Humour)

 

 Je n'ai rien demandé moi 

 

Quelques textes:

 

Je n'ai rien demandé moi

 

Je n’ai rien demandé moi

Pourquoi suis-je là ?

Je ne sais pas

Comment c’est arrivé :

Dans un chou vert

La chose rose…

 

 

 

 

 

Vous avez dit commotions…

 

Vous avez dit commotions…

Je n’ai rien demandé moi

Alors pourquoi ces coups ?

Moi qui ne suis bien que dans la nature

Les bois, les champs, les animaux

Ah ! Les z’animaux, mes presque frères…

 

 

 

 

Tu jouais avec moi débonnaire

 

Tu jouais avec moi débonnaire

Je me souviens de ton gros groin, mon Gégène.

Un cochon, NON ! Un vrai gamin, mon copain.

Et un jour tu as disparu…

Ils ne m’avaient rien dit

Je n’avais pas compris

Le jour où j’ai vu cette camionnette rouge

Et ce gros type sinistre, avec son tablier blanc

Aux nombreuses taches pourpres.

Toi non plus tu n’avais rien demandé…

 

 

 

 

 

Adieu campagne, et douce solitude

 

Adieu campagne, et douce solitude

Mur gris, odeur d’encre, de gomme, de craie, de peur

Cheveux ras et blouse couleur de cendre

Je n’ai rien demandé, mais ils m’ont enfermé.

Muet devant ce tableau noir

Qui semble lui aussi se moquer de moi

Tiens, de nouveau des coups…

Assis, les bras croisés sur mon pupitre d’écolier

Je regarde tristement l’encrier de porcelaine…

De temps en temps, j’aperçois dans le ciel un oiseau

Alors je rêve que je m’envole avec lui, loin, très loin…

Je n’ai rien demandé moi.

 

 

 

Il ne faut pas mettre la charrue avant les beaufs ( Humour) 

Le nouveau livre de Philippe Barbier ...philosophie et d'humour dans un style "Brêves de comptoirs"....

EXTRAITS /

Rosé philosophe.

 

 

Un matin au bistro …

« Tu vois Jean Guy, eh bien au lieu d’écrire des poèmes tu aurais mieux fait d’être un psychopathe comme Néron, regarde Néron on en parle encore des siècles après. Et pourquoi pas un joueur de foot, le président de la république de droite ou de gauche t’aurait remis la légion d’honneur, tu aurais droit au titre de héros, alors que les vrais héros les anciens résistants, on les a oubliés. Par exemple qui se souvient que Samuel Beckett l’Irlandais, l’écrivain, le dramaturge, le poète, s’était engagé activement dans la résistance. » « Oui mon brave Rosé tu as raison. » Que je lui réponds. « Je sais très bien que lorsque je vais casser ma plume, 15 jours après on m’aura déjà oublié, mais les responsables du manque de reconnaissance de poètes dans mon genre, sont nombreux, en commençant par certains intellos coincés dans leur classicisme aigu comme disait le grand Bukowski, et puis des jaloux de voir un type comme moi qui écrit, qui publie et qui vend ses recueils sans avoir fréquenté le lycée Henri IV ni l’université. »

Bon joueur de foot, à plus de 60 berges c’est trop tard, il me reste psychopathe …

 

« Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps ». Samuel Beckett.

 

 

La journée de la femme…

 

Je buvais tranquillement un pastaga, quand soudain le père Marcel arrive furax dans le bistro. « Bordel de merde, j’en ai ras le bol des bêtises. » « Qu’est-ce qui t’arrive lui dis-je. » « Tu n’es pas au courant Jean ? » Qu’il me répond. « Au courant de quoi ? » Eh bien c’est la journée de la femme, alors ma Germaine m’a dit aujourd’hui je ne ferai pas la soupe. » Eh bien moi. » Réplique Fernand qui se trouve assis près du bar. « Elle voulait des fleurs, tu auras un mètre de boudin que je lui ai dit au moins on pourra casser la croûte.  Des fleurs c’est inutile. » Gaston le patron du bistro, s’y met aussi. Eh bien la mienne elle voulait que je lui achète un blouson de ski, et pas n’importe où, au Grand Branleur, euh non, pardon au Grand Campeur. Un blouson de ski rose. » « Mais nom de Dieu de nom de Dieu, il faut que cela s’arrête, c’est la faute de la télé, la mienne veut un panda », s’écrie Gustave.  « Je lui ai dit ─Mais t’es folle ! » « Alors elle m’a répondu ─la femme à Macron en a bien un, elle ! » « Qu’en penses-tu toi Jean Guy ? » Me demande Gaston.  Eh bien je vais vous dire ceci : ça ne va pas être de la tarte quand je pense que même Gustave lui qu’est président des joueurs de boule, donc un intellectuel, est confronté à ce grave problème, ça va pas être de la tarte. » « C’est la fin, la mienne ne veut plus éplucher les patates » que nous dit Bibi la frite, que rien qu’à regarder son camion tu as la gastro. « Bon j’offre une tournée générale, gueule le patron, demain ça ira mieux. »

 

 

 

 

Attention au passage des trains sans arrêt…

 

Cela fait plusieurs fois que j’entends cette annonce dans les gares. « Attention au passage des trains sans arrêt. » C’est marrant car en principe les gens qui sont sur les quais d’une gare attendent un train qui normalement s’arrête. À part pour quelques hurluberlus et les vaches qui regardent, ce moyen de transport n’est pas destiné à passer sans qu’on le prenne. Peut-être que demain nous allons avoir ce genre de communication. « Boulangerie : attention on regarde le pain mais il n’est pas à vendre », « Hôtel avec chambres mais sans lit », le restaurant Intel vous reçoit mais apportez votre gamelle. » Ou bien. « Le ramassage de vos ordures ménagères aura lieu le 1er jeudi du mois prière de laisser vos poubelles vides. » « Il est vivement conseillé d’apporter votre boite aux lettres à la poste afin que le facteur puisse y déposer votre courrier. » « Si vous avez besoin d’un service d’urgence contacter les pompes funèbres. » Et pourquoi pas des messages du style. « Échange mari ayant des problèmes d’érection contre sexe toy contacter Mme Hystéria. »  Et pourquoi pas : « J’ai acheté pour la fête des mères un baril de lessive de la marque Lavetout, je souhaite l’échanger contre deux serpillères, contacter M. Macho au bar du rendez-vous des chasseurs… »