Coin-Coin le caneton de Dreux

Hommage à toutes les mamans du monde

 

À ma maman et à toutes les mères.

                  

 

La vie peut nous amener à avoir plusieurs mères au cours de notre existence. Eve est supposée être la mère de l’humanité, il se peut que vous ayez rencontré d'autres mères comme la mère supérieure d'un couvent par exemple. N'avez-vous jamais entendu de votre vie cette phrase ou bien ne l'avez-vous jamais prononcée : " Tu es une mère pour moi ou comme une mère pour moi." Si nous avons l'amour et le respect pour celle qui nous a donné la vie et que nous chérissons de tout notre être, notre maman, certains n'ont hélas pas eu cette chance. Cependant, on peut avoir le bonheur de vivre avec une maman aussi aimante qu'attentionnée qui donne tout pour que nous puissions mener une vie harmonieuse plus tard dans notre existence. Elles nous donnent de bons repères ainsi que des limites utiles que nous repousserons au fur et à mesure que nous grandirons. Cependant nous pouvons également rencontrer une mère de substitution, l’aimer et être aimé par elle. Cette mère aime l'enfant comme si elle l'avait elle-même mis au monde et l'élèvera comme tel. On rencontre des mères tout au long de sa vie. Celles-ci peuvent aussi nous élever en culture, en spiritualité et en philosophie, en études, en art ainsi qu’en humanité et nous aider à devenir nous-mêmes. Elles nous aident à révéler en nous notre vrai moi, ainsi qu’elles nous procurent toute la compréhension nécessaire ainsi que l'empathie pour appréhender la vie avec sagesse et réflexion, tout comme elles sont amenées, bien évidemment, à nous reprendre quand nous commettons des petites ou bien de grandes erreurs de parcours le long de notre vie. Alors nous grandirons et accompagnés par celle qui tient le rôle de la mère. L'amour d'une mère est empreint de douceur. Il est instinctif, il est une fonction naturelle de la vie. Toute femme est une mère en puissance et tous les enfants ont besoin d'une mère pour grandir, la mère est éternelle et reste éternelle dans nos cœurs.

 

Daisaku Ikéda a écrit : « Pour chacun de nous notre mère est le pays natal de notre esprit, l'oasis de notre vie. Rien n'est plus fragile qu'un bébé qui vient de naitre. C'est la mère qui protège et permet le développement de cette nouvelle vie par elle-même dénuée de force et de résistance, grâce à son amour profond et ses nombreux sacrifices. Je ne veux pas me poser en moraliste, mais je ne peux m'empêcher de sentir, en tant qu'homme au cœur ouvert au monde un profond respect pour l'amour maternel. Combien de soldats avant de rendre leur dernier moment de leur vie se sont écriés " Maman !!!! " sur le champ de bataille ou autre ». (Daisaku Ikeda, essais, La femme.)

 

En observant les animaux nous pouvons constater combien les mères aimantes s'occupent bien de leurs petits. Elles leur assurent la tendresse et la sécurité dont ils ont besoins pour s'épanouir et elles sont prêtes à perdre leur vie pour leurs rejetons.  Jusqu'à un certain âge, ils ont besoin tous de leur maman ou d’une mère afin de pouvoir atteindre une autonomie certaine et gagner leur indépendance. Cette mère aimante et protectrice apprend à sa progéniture tout ce qu'il faut pour que ses enfants puissent se débrouiller seuls. Elle montre à ses petits comment se défendre dans l’adversité et bien évidemment à se nourrir. La mère est leur phare dans la nuit et leur soleil le jour. Si les animaux sont de races domestiques, ils peuvent donc alors être adoptés dans une bonne famille humaine et responsable. Ils y trouveront l’équivalent d’une protection maternelle. Ce sentiment maternel est universel, il a même été prouvé par des scientifiques que les dinosaures protégeaient et veillaient sur leurs petits. Des animaux de cette espèce ont été retrouvés ensevelis à la suite de tempêtes et de séismes. Les femelles étaient couchées soit sur les œufs, soit sur leurs progénitures pour les protéger, elles n’ont pas fui pendant la catastrophe, elles sont restées en essayant de protéger leurs petits et sont mortes avec eux au lieu de tenter de sauver leur propre vie durant ces cataclysmes ; un de ces cas a été retrouvé au cours de fouilles menées par des paléontologues dans le désert de Gobi suite à de catastrophiques tempêtes de sable. Il y a de cela 70 millions d'années. D'autres découvertes identiques ont également été recensées dans le monde entier. Cela a été une révélation de taille à l'époque. Donc la mère est universelle quelque en soit sa race et cela depuis la nuit des temps.

 

LE VOYAGE DE CRICRI

Le voyage de Cricri la souris.

 

         Dans sa jolie campagne de l'ouest de la France, Cricri s’ennuie.  Son véritable prénom est Cryan, mais tout le monde l'appelle Cricri parce que Cryan adore l'art de l'écriture. Il aime écrire sur son journal qu'il tient au jour le jour. Alors il consigne dans celui-ci toutes ses remarques et ses expériences. Quand ses amis lui demandent de ses nouvelles ou de sa famille, il répond :

 

- Je vous en donne rapidement par écrit.

Et les autres répètent :

- Cryan écrit, on va le surnommer Cricri notre Cryan.

C'est ainsi qu'il devient pour tous Cricri la souris.

 

Cricri a envie de voyager. Il habite un tout petit village de souris qui se nomme Logodden, où toutes les gentilles petites souris vivent dans le calme et l'harmonie. Une vieille souris de son voisinage lui a raconté, un jour, une aventure merveilleuse de voyage par bateau, pour une terre lointaine. Il paraît que dans ce beau pays, il fait beau temps pratiquement toute l'année. Elle raconte que les eaux maritimes sont toujours chaudes ou presque et aussi transparentes qu'une claire eau de source. Cette bonne vieille souris se nomme Gribouille et cette dame souris connaît beaucoup de choses très intéressantes que lui ont contées ses ancêtres qui avaient beaucoup voyagé. Cette dernière dit à notre Cricri que les barques sont bien différentes des nôtres. Les gens de ce pays appellent celles-ci des pirogues à balancier.

 

MARTINE NAUDIN NIAUSSAT - PETIT GLAND DEVIENDRA GRAND -

Coucou, savez- vous qui je suis? Un élément que la nature a façonné. Je n'étais qu'un petit fruit et je suis devenu grand, puis  un jour,  j'ai été expatrié  de ma terre natale. J'ai été coupé des miens, de mes racines profondes et j'en ai beaucoup souffert, comme beaucoup d’autres de mon espèce. Cependant, j'ai tenté de résister  à ce que l'on peut appeler, un génocide sylvestre. On peut dire  d'une certaine manière  que j'ai dû affronter courageusement  ce qui aurait pu être un mauvais destin. Cependant, malgré des épopées de toutes sortes,  je suis toujours là  et maintenant depuis des décennies.  Je ne m'attendais pas à être admiré et protégé. Je fais tout  ce qui est en mon pouvoir pour montrer aux autres, le chemin du courage et de la détermination en me tenant  toujours droit afin de continuer d'avancer, vers le haut, en quelque sorte.  Je sais au fond de mon être que les dieux de la nature ont toujours été là, pour moi,  malgré toutes  les embuches rencontrées sur le chemin de ma vie,  même si parfois j'ai douté, je suis fier de mon parcours.

Martine Naudin-Niaussat - L'Histoire de la Corneille Royale de la cathédrale de Reims

 

Avant-propos

Hommage  à Maurice Guillaume

 

Maurice Guillaume est né à Autun  le 29 Août 1920 et est décédé à Anet en Eure et Loir en Juillet 2015. Un grand ami de la famille, un homme de cœur et un immense sculpteur. La première fois que nous avons rencontré la famille Guillaume, c'était au musée Rodin à paris où il exposait dans les jardins. Tout jeune enfant, il aimait à contempler la nature, les vols des oiseaux, le frémissement de l'eau sur la rivière, le vent dans les ramures et à force d'observer la faune et la flore, il les dessinait. Puis il eut envie de passer à une autre forme d'art, il se dirigea vers la sculpture.  Maurice connaissait très bien son niveau artistique, alors,  il décida de monter à Paris pour entrer à l'école nationale des Beaux-Arts. Il est accepté par dossier et c'est le début d'une grande aventure humaine et artistique.

 

Il devient élève de Paul Niclausse, puis de René Ishé, il travaillera dans de grands ateliers et œuvra même pour César. S'il fut académique dans son art,  il travaillera aussi de manière abstraite, non seulement la pierre mais le métal, le bronze et le bois. Enfin, il sera  demandé pour exécuter  la restauration de plusieurs monuments historiques, comme la basilique Saint Denis, basilique dédiée aux rois de France, l'église Saint Sulpice à Paris,  divers monuments et églises de province et bien sûr la cathédrale Notre Dame de Reims.  Il a façonné là plusieurs rois de France dont un superbe Clovis, c'est une sculpture immense comme tant d'autres de lui. Il faut dire que la première guerre mondiale avait considérablement défiguré cette merveille de dentelle de pierre qu'est cette cathédrale,  cette richesse architecturale, la perçant  de toutes parts. C’est en ce lieu que se situe l'action de la très belle histoire qu’il me raconta lui-même avant que je ne l’écrive pour lui, car Maurice fut très ému quand il m'a parlé de sa Belle Corneille, un histoire vraie et à peine croyable.

 

Extrait : 

 

Il y a quelques années des travaux de restauration furent demandés par la ville et l’évêché, avec des subventions des monuments historiques. Cette grande restauration débuta en 1978. Des artistes, des artisans, des ouvriers furent embauchés de toutes parts en France pour entreprendre les travaux nécessaires à la rénovation des tours et des statues.

 

 À la montée d’une des tours, les artistes furent accompagnés par un oiseau dans l’obscurité. Mais quel était donc cet oiseau ?

 

Arrivés sur la plate-forme,   ils découvrirent une horde de corneilles qui s’évanouirent dans le ciel gris,  sauf une,  et cette corneille, semblait accueillir les nouveaux arrivants d’un air aussi espiègle qu’interrogateur.

«  Tiens, ce ne sont pas des visiteurs ordinaires ceux-là, pas d’appareil photo en bandoulière. Ce ne sont pas des touristes comme les autres ». pensa-t-elle.

 

Elle regarda les outils arriver, les uns après les autres, suivis de matériaux divers et comme elle était loin d’être bête, elle dit dans sa langue à elle en s’élançant dans le ciel, à son amie, sa cathédrale.

 

«  Eh bien ma chère, je crois qu’on va te refaire une beauté, je te raconterai tous les jours ce que je vois et que tu ne peux voir puisque je suis tes yeux et toi, ma vieille amie, tu es mon toit depuis que je suis née, comment ferais-je si tu n’étais pas là ? »

 

Martine Naudin-Niaussat L'HISTOIRE DU PETIT CHAT QUI ALLAIT A LA MESSE (extrait)

 

Je me présente à vous, amis des animaux, je m'appelle Gauguin. Je suis un beau chat, tout noir, j'ai de grands yeux verts, j'ai le caractère entier, on me dit « majestueux ».

Je reconnais être fier, cependant je suis très attaché à mes maîtres, je les suis partout, je ne dédaigne pas les bisous, les câlins et les bons soins que me prodigue celle qui est devenue ma maîtresse.

Parfois, je me demande, si ce n'est pas moi, qui suis un peu devenu son maître !

Bref ! Je suis un matou d'un âge avancé et au seuil de mes seize ans, blotti au chaud sur le canapé de ma maison, je me remémore, mon passé.

Ma vie a commencé en Normandie dans une ferme, près de Saint-Lô. Savez-vous que cette ville est la préfecture du Cotentin. C’est une magnifique région, où voisinent le bocage aussi vert que la couleur de mes yeux, la côte sauvage de la Hague et les impressionnantes dunes de Carteret avec la Manche baignant les îles anglo-normandes dans le lointain, je le sais car j'ai parcouru tout le pays avec ceux qui sont devenus mes parents adoptifs.

Un jour de marché à Saint-Lô, les maîtres de ma mère s'y sont rendus en prenant soin de tous nous emmener, ma maman, mes frères, mes sœurs et moi-même.

Nous étions les uns contre les autres dans un grand panier, beaucoup de gens sont venus nous voir, nous caresser et à cet instant, je ne savais pas que je serais arraché aux miens et ne les verrais plus.

J’ai eu un moment de panique quand je me suis retrouvé entre les mains de deux jeunes hommes blonds ; le bruit, qui venait de la place de la grande halle de l'hôtel de ville m'a si fortement effrayé que je me suis accroché comme je le pouvais avec mes petites griffes sur la poitrine de celui qui me tenait.

Le fait qu'il portât ce qu'on appelle chez les humains des vêtements noirs, comme mon pelage et celui de ma gentille maman, me rassura un peu.

 

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