SANS TAMBOUR NI TROMPETTE

UN RECUEIL DE POESIE ET D'HUMOUR ...

Préface de Martial Maynadier

Directeur de la Collection Le Parc

 

 Marie Thérèse et Jean Pierre Picard, nous ont déjà révélé un talent narratif qui n’est plus à démontrer. Après La Dictée sous les arbres, et Vous attendiez de nos nouvelles, qui nous régalaient d’un florilège de nouvelles attendrissantes, fortes et souvent drolatiques, ils publient aujourd’hui ce très attendu recueil de poésie, qui révèle une corde nouvelle de leur lyre créative.  Leur profession de foi que vous avez lu en quatrième de couverture, tient à démarquer  leur ouvrage d’une poésie classique qui parfois se hausse du col et se prend au sérieux, mais les auteurs se réclament ici, dans le même temps, des grands « dépoussiéreurs », que furent Queneau, Desnos, Michaux,  tous héritiers de la tradition du vers classique, mais aussi novateurs, créatifs et récréatifs. Jean Pierre et Marie Thérèse Picard, en appellent également à leur maître Tristan Bernard qui en prose comme en vers porta l’humour et l’esprit français vers des sommets de fantaisie et de divertissement et de qui ils ont reçu suggestion de leur titre.  

Dans le recueil que vous allez, comme moi prendre plaisir à lire, relire et savourer à loisir, des poèmes quasi-classiques, côtoient des quasi- proses, mais toujours, d’une forme à l’autre, la liberté prédomine. C’est l’oral qui prime. Il faut s’imaginer la voix sucrée-salée de Marie Thérèse, susurrant les formules, distillant les phrases balancées, les assonances pesées, les rythmes mesurés … Parfois toutes les rimes sont là, parfois elles s’affranchissent des dispositions convenues. Parfois la prose, l’emporte mais en cultivant toujours de belles dispositions des mots. Il faut imaginer le ton docte ou ironique, sentencieux ou matois de Jean Pierre, cultivant les seconds degrés.  Le langage des auteurs est toujours proche du lecteur sans jamais être relâché.

Il ne faut pas compter avec la rigueur du censeur le détail des pieds sur ses doigts. Comme dans les chansons de Brassens ou de Trenet, il faut souvent élider les e muets intérieurs pour donner à la phrase sa mélodie naturelle, sa rythmique envoûtante… Laissez vous porter, soyez à l’écoute, du jeu des sens et de la forme. « Sans tambour ni trompette » laissez chanter en vous cette poésie des mots qui vous enchantera, par son naturel pourtant savamment concocté, comme une bonne cuisine de textes à déguster…    Bon appétit de poésies !     MM

 

 

 

Vous attendiez de nos Nouvelles

de  Marie thérèse et Jean Pierre Picard

 

Tout est dit en première de  couverture dans le regard de ce chien.

Il attend, serein, prêt à tout entendre deson maître qu’il connaîtsi bien… Il écoute…

Pour lui tout seul, son maître lit à haute voix. Il est son premier auditeur.

 S’il s’endort, c’est mauvais signe… mais, s’il écoute de toutes ses grandes oreilles, si son regard reste bienveillant, c’est plutôt bon signe…

 Et si vous n’avez pas de chien, lisez quand même ces histoires à haute voix. Vous sentirez la différence… Si vous avez réuni quelques amis un soir auprès de la cheminée ou dans la douce lumière d’un éclairage discret, vous leur offrirez une petite fête…

     Après, tout de suite après, avec un bon verre de cidre ou une soupe chaude, les langues se délieront, vous referez le monde… un  monde qui n’attend que ça… un monde qui attend … de vos nouvelles…